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Visites 2012

Visites des services de radiothérapie et de médecine nucléaire du CHU de la Timone

Mardi 06 mars 2012

Les étudiants suivants la spécialité « Risques Nucléaires » bénéficient d’une unité d’enseignement intitulée « Approche de la Sûreté Nucléaire ». Cette unité est composée de divers modules,tant sur le Cycle du Combustible Nucléaire, que le Transport Nucléaire, que la Communication de Crise. Cette unité propose aussi une introduction à des thèmes encore inconnus des étudiants, comme la radiothérapie et la médecine nucléaire. Ainsi, au courant du premier semestre, M. Denis PORCHERON, Physicien médical du service de radiothérapie de La Timone et de l’hôpital Nord de Marseille est intervenu afin de nous faire découvrir cette branche de la médecine.

Cette intervention a débouché sur la proposition de M.PORCHERON de nous faire visiter son service, sur une demijournée, et de découvrir ainsi in situ, les machines, techniques et mesures en place pour garantir la protection des travailleurs et patients vis-à-vis de la radioactivité. L’après-midi du 6 mars, 7 étudiants ont été accueillis à La Timone en radiothérapie par M. PORCHERON. La visite a commencé par celle des locaux dédiés à la simulation des traitements. En effet, avant de subir des irradiations, il est nécessaire de préparer les modalités de prise en charge des patients en fonction de la localisation à traiter. Par ailleurs, on effectue des mesures et moulage des contentions qui retiendront le patient dans la position optimale de traitement.

Par la suite, nous sommes passés dans des salles de traitement, hébergeant des accélérateurs linéaires d’électrons « Synergy». Ces appareils générateurs de faisceaux d’électrons ou de photons X de haute énergie sont utilisés dans le cadre de la radiothérapie, traitement très utilisé pour la prise en charge des cancers. Nous avons pu assister à la mise en place d’un patient en vue de son traitement, et bénéficié des explications des manipulateurs radio. Au lancement du traitement, M. PORCHERON nous a expliqué la signification des informations affichées sur les écrans de contrôle. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers une salle où l’on a retrouvé d’autres physiciens médicaux, et des médecins radiothérapeutes, qui travaillent ensemble, à partir des imageries de diagnostic (scanners), pour élaborer les protocoles de traitement des patients, selon leurs spécificités. C’est ici que sont effectués des calculs prévisionnels des doses reçues par les patients, les durées de traitement, et les faisceaux de rayonnements à utiliser. Les hôpitaux sont dotés d’un réseau informatique important, permettant la mise à disposition (sécurisée) des dossiers radiologiques des patients. Ainsi, si l’un d’entre eux est amené à changer de lieu de traitement, ou suit un autre traitement ailleurs, tous les médecins et intervenants qui pourraient avoir besoin d’informations y ont accès en direct. Cela garantit la complétude du dossier du patient, et un meilleur suivi.

Le service de radiochirurgie « Gamma Knife » a été le point suivant de notre visite. Ici, on pratique le traitement ultraprécis des tumeurs bénignes du crâne par irradiation au moyen de multiples faisceaux de rayonnements ionisants convergeant sur la cible à travers les os du crâne sans ouvrir. L’appareil nous a été présenté, le protocole d’accueil et de traitement a été détaillé, et le suivi présenté. Il a été étonnant d’apprendre que le traitement est si efficace qu’il suffit d’une irradiation (dans 98% des cas) pour éradiquer une tumeur, et que l’on est traité, sans douleur, sans risque infectieux ou opératoire en une journée. Bien souvent, aucun congé maladie à la suite du traitement n’est nécessaire. Il s’agit d’une véritable alternative à la neurochirurgie classique qui permet de traiter des patients qui présentent par ailleurs une contre indication absolue à toute chirurgie ou anesthésie.

En deuxième partie de visite, nous avons quitté le service de M. PORCHERON, pour rejoindre celui de M Bardia FARMAN, la médecine nucléaire. C ‘est la discipline médicale où l’on utilise des radioéléments sous forme liquide, solide ou gazeuse pour réaliser une imagerie métabolique d’un patient, ou le traiter et pas forcément contre le cancer, comme on pourrait s’y attendre. Le service, doté d’un zonage radiologique, comme une installation nucléaire « classique » est soumis à la même réglementation, et doit traiter ses déchets et effluents d’une manière séparée des effluents et déchets conventionnels. Il comprend aussi une Personne Compétente en Radioprotection.

La visite a débuté par une présentation des activités du service et des radioéléments utilisés. Nous avons ensuite visité les lieux, commençant par le laboratoire « chaud », c’est-à-dire là où l’on prépare les radio-pharmaceutiques (radioéléments sous une forme injectable, ingérable ou inhalable, selon les spécificités du traitement à administrer – c’est le médicament radioactif en quelques sortes). La visite s’est poursuivie avec la présentation des gamma-caméra, utilisées dans les scintigraphies. M. FARMAN nous a fait découvrir les pièces dédiées à la cardiographie nucléaire (pour suivre le travail du cœur en situation d’effort, dans ce cas 10 minutes à vélo). Ce service compte une partie « hospitalisation » où les patients à qui l’on administre des doses élevées de radioéléments sont isolés, lorsqu’ils nécessitent d’être éloignés de la population pour des raisons de radioprotection. Les chambres qui leur sont dédiées comprennent notamment des murs très épais et plombés, et des sanitaires à réseaux séparés. Le service en compte 9, et est l’un des plus grands de France.

La ventilation des locaux a fait l’objet d’une explication prolongée, car étant un des points clé de la radioprotection. En effet, l’ensemble des locaux est soumis à une dépression progressive (différente dans chaque type de pièce et dans les couloirs), afin d’éviter la dissémination d’éléments radioactifs vers des lieux dits « propres » (là où l’on ne doit pas rencontrer de radioactivité).
La visite s’est terminée par un échange de questions réponses aussi bien sur la formation des gens présents, que la prise en charge des patients, et le fonctionnement du service.

Catherine HATTON, étudiante en M2


Visite d’un centre de valorisation des solvants SARP Industries

Jeudi 09 février 2012

Le 9 février 2012, SARP Industries sur le site Rognac ouvre ses portes pour une visite guidée des Master 1 dans le cadre de la mise en pratique de l’UE6 : Pollution air, eau et sol.
Cette demi-journée très enrichissante a été composée en deux parties. Une partie théorique en salle permettant de comprendre les solutions mises en application par SARP Industries pour le traitement et la valorisation des déchets spéciaux. Grâce à une politique soutenue d’innovations et d’investissements, SARP Industries est au cœur des nouveaux enjeux environnementaux. En effet cette entreprise permet de recevoir tous les principaux types de déchets spéciaux et tout en garantissant la meilleure performance environnementale.
En deuxième partie, nous avons pu visiter les différentes étapes de gestion des déchets.

Réceptions des déchets (industriels, artisans, ou collectivités)
- déchets liquides (solvants, eaux polluées, hydrocarbures…)
- déchets solides (boue de peinture, emballages souillés, terres polluées…)
- déchets « spéciaux » (acides organiques, produits réactifs de laboratoire, piles et batteries…)

Regroupement et prétraitement
- analyse échantillon préalable
- analyse de conformité lors de la réception

Traitements thermiques
- Valorisation énergétique
- Stockage des déchets dangereux stabilisés

Surveillance
- Contrôle permanent des rejets gazeux
- Contrôle des mâchefers

Cette fin de visite s’est terminée par le verre d’amitié, où, nous avons eu l’opportunité de pouvoir poser diverses questions à l’industriel. Nous remercions le site de Rognac pour avoir ouverts ses portes au MASTER PRNT.

Anthony MAZET, Etudiant Master 1


Visite de la Cimenterie Lafarge

Jeudi 05 janvier 2012

Lafarge est un groupe multinational français fabriquant l’un des matériaux de construction les plus utilisé : le ciment. Ce dernier est un élément très important pour la fabrication du béton, qui est l’élément le plus employé sur terre après l’eau.
La cimenterie visitée le 5 Janvier 2012 se situe à Septèmes-les-Vallons. Ce site classé pour la protection de l’environnement est soumis à autorisation d’exploiter. La production est écoulée à 90% dans les Bouches-duRhône, l’ouest du Var et au sud du Vaucluse.

La fabrication du ciment nécessite les étapes suivantes :
- Extraction des matières premières, les matières principales à la fabrication du ciment sont le calcaire et l’argile L’extraction se fait dans une carrière à proximité de la cimenterie.
- Préparation du cru, les minéraux subissent un premier concassage et vont être broyés en poudre très fine. Les proportions sont d’environ 80% de calcaire et 20 % d’argile.
- Ligne de cuisson, la matière passe d’abord dans une tour de préchauffage (≈800°C), puis dans une tour rotative (≈1450°C). Une réaction va se faire entre le calcaire et l’argile appelée « décarbonatation » qui libère le CO2
contenu dans le calcaire, pour former des granules dures appelées « clinker ».
- Le broyage, il se fait grâce à un cylindre contenant des « balles ». Ces dernières se déplacent à grande vitesse, ce qui va permettre le concassage des granules.
- Conditionnement et expédition, le ciment est stocké dans des silos avant d’être livré en vrac dans des citernes ou d’être conditionné en palettes de sacs de 25 à 35kg.

La production de ciment est par nature une activité dont l’empreinte environnementale est importante.
Pour cela Lafarge s’est engagé à :
- Réduire les émissions de CO2 : baisse de 20% entre 1990 – 2010
- Limiter ses émissions atmosphériques et les impacts locaux
- Réaliser des substitutions énergétiques
- Généraliser des audits environnementaux (tous les sites tous les 4ans)
- Réhabiliter 100% des carrières en France

La réduction du CO2, lors de l’alimentation du four, se fait par l’utilisation de combustibles alternatifs ou combustibles de substitution. Ces combustibles sont constitués de déchets ou résidus d’activités industrielles et agricoles, ils varient selon les ressources locales : pneus usagés, farines animales, biocarburants.

La cimenterie Lafarge est dans une politique de contrôle permanent, par :
- les contrôles à réception sur chaque camion (réglementation transport, certificat vétérinaire pour les farines animales).
- les contrôles à la cheminée, en continu pour les poussières SO2, NOx, HCT, HCl. Quatre fois par an ces contrôles sont effectués par un organisme agréé indépendant.

Et ce, avec un impératif de traçabilité et de transparence:
- Document de suivi envoyé à la DREAL
- Contrôle inopiné sur les réceptions
- Archivage des échantillons / bilan annuel

Un biomonitoring a également été mis en place afin de mesurer et suivre les retombées sur le voisinage. Il est réalisé sur des plantes placées à différents endroits déterminés par l’entreprise. Mais aussi les particuliers peuvent en demander afin de les placer chez eux et ainsi participer à ce suivi.

Guillaume BOURRELLY, Etudiant Master 1


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