Accueil > Nos événements > Les conférences

Conférences 2016

NUCLÉAIRE ET SOCIÉTÉ UNE HISTOIRE DE TEMPS

15 décembre 2016

Le jeudi 15 décembre 2016, à la Faculté de pharmacie de la Timone, nous avons eu le plaisir de recevoir Yves Bréchet. Une analyse rigoureuse sur les liens entre le nucléaire et la société a été menée dans un premier temps pour poursuivre sur des échanges mêlant sciences, réflexions et perspectives.

Une fourniture d’énergie abondante et accessible à tous
La production d’énergie est contrainte par les étapes de stockage et de distribution de la ressource. Lorsqu’on considère la fourniture d’énergie, il est essentiel de prendre en compte l’ensemble du cycle : de la production primaire à l’utilisation par le consommateur. La majorité des programmes actuels de mix énergétiques ne parviennent pas à répondre au cahier des charges imposé par notre consommation, et ne semblent pas techniquement réalisables. L’énergie nucléaire est à l’origine de 70 % de la production d’électricité en France. Dans une industrie toujours plus énergivore, est-il possible d’éliminer ce mode de production d’électricité ? Et sur le long terme ?

Impact sur la santé publique
Les trois piliers liant le nucléaire à la santé publique sont les déchets, la sûreté et la santé. Chaque industrie est marquée par une étiquette plus ou moins valorisante : la pollution sera volontiers rattachée aux énergies fossiles, les énergies renouvelables seront décrites en termes d’opportunités, tandis que le nucléaire sera systématiquement rattaché au risque.
Il semble difficile de revenir à des bases rationnelles pour comparer les modes de production, mais pourquoi le nucléaire semble-t-il si dangereux ? N’est-ce pas lié aux unités complexes qui rendent difficile la compréhension des citoyens ? Ou au lien nucléaire/cancer, bien ancré dans nos esprits ?
A titre de comparaison, une radiation d’un sievert correspond à 5 000 paquets de cigarettes fumés !

Le nucléaire et la temporalité
Le décalage entre l’échelle de temps d’une vie et du phénomène physique de décroissance de la radioactivité crée une distorsion de rationalité.
Trois échelles de temps se dégagent :
- l’échelle intrinsèque, associable aux déchets ou au fonctionnement d’une centrale;
- l’échelle politique liée aux choix de la société et des dirigeants ;
- l’échelle opérationnelle qui correspond au temps de mise en œuvre.

L’imbrication de ces trois temporalités est délicate, par exemple, dans la mise en place d’un plan d’action post-accident.

L’acceptabilité du nucléaire n’est donc pas uniquement basée sur les accidents qui lui font de l’ombre. Il s’agit d’un domaine exposé à différentes échelles de temps, porté par des experts souvent décrédibilisés, noyé dans un échiquier politique stratégique.

Nous remercions monsieur Bréchet pour son intervention et conclurons sur cette citation directement issue de la conférence « L’ingénieur est responsable de ce qu’il crée pour le citoyen ».

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence Chaspoul

182_1_doc.pdf


LE « NUCLÉAIRE » CARICATURE DE LA DÉFIANCE DES FRANÇAIS VIS-A-VIS DE LA SCIENCE

15 novembre 2016

Le mardi 15 novembre 2016 à la faculté de pharmacie de la Timone, nous avons eu le plaisir de recevoir monsieur Jean-Claude ARTUS qui nous a fait partager son savoir lors d’une conférence de deux heures sur la problématique suivante « Le risque nucléaire ? Ou bien La défiance de la Science ? »

Quelles sont les différentes sources d’exposition aux risques nucléaire ?
Avant toutes choses, il faut savoir que la radioactivité, les irradiations ou encore les réactions nucléaires sont naturellement présentes dans notre environnement depuis la nuit des temps. En effet, on trouve les éléments radioactifs dans le noyau de la terre, le soleil, l’air, les roches, les eaux, les aliments, les animaux et même dans le corps humain. La deuxième source d’exposition des rayonnements ionisants sur l’homme est la radioactivité à usage médical.Dans le milieu médical on utilise le nucléaire pour diagnostiquer, traiter ou contrôler les lésions ou les maladies (radiographie, radiothérapie, traceur radioactif, etc). Le nucléaire peut également être utilisé à des fins militaires. Cette énergie peut-être un moyen de propulsion (navire, sous-marin). C’est aussi un moyen de dissuasion grâce à l’arme nucléaire. Le dernier domaine où l’on peut retrouver du nucléaire est l’industrie. Il est utilisé pour produire de l’électricité, faire de la recherche, stériliser, contrôler des équipements, etc. L’effet des rayonnements ionisants sur l’Homme ne dépend pas de la source mais de la dose reçue par l’individu. À ce jour, le nucléaire apporte beaucoup plus de bénéfices que de dommages sur l’Homme et son environnement.

Quelques chiffres :
L’exposition à la radioactivité est mesurée en millisivert (mSv), cette unité prend en compte l’énergie déposée dans la matière, le type de rayonnement, le type d’exposition (interne ou externe). La réglementation française donne trois seuils pour l’exposition des travailleurs : catégorie public 1 mSv, catégorie B 6 mSv et catégorie A 20 mSv, tous sur 12 mois consécutifs. Ces doses sont comptabilisées dans le cadre du travail, en aucun cas elles ne doivent être dépassées. Attention, la radioactivité étant naturelle, les personnes non exposées aux rayonnements ionisants dans le cadre de leur travail reçoivent également une dose. Doses moyennes par an et par habitant : exposition naturelle 2,38 mSv (radon 1,3 mSv, rayonnements telluriques 0,46 mSv, rayonnement cosmiques 0,39 mSv, radionucléides de l’organisme 0,23 mSv), exposition artificielle 1,11 mSv (application médicales 1,1 mSv, rejets de l’industrie, essais nucléaire 0,01 mSv).

Le nucléaire fait-il peur ?
En France et dans le monde entier nous avons régulièrement des problématiques qui sont propulsées par les médias, réseaux sociaux, ou encore la presse. Certaines problématiques concernent le nucléaire avec les effets des rayonnements ionisants, les rayons X ou les déchets. Attention le nucléaire n’est pas le seul incriminé ! Les OGM, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, les colorants, les conservateurs, les vaccins, les effets secondaires des médicaments, font aussi partis des sujets sensibles de notre société. La population actuelle est victime d’un effet de société, les désinformations des médias ou anonymes engendrent une mauvaise perception des diverses problématiques dont le nucléaire fait partie. Le terrain de la connaissance n’est plus vierge, mais encombré par les convictions de chacun. L’écart est donc grand entre les connaissances qui reflètent la réalité et la perception qui nous pousse à avoir des convictions erronées. Aujourd’hui, le manque cruel de connaissances scientifiques, provoque une peur chronique chez la population. La perception du danger se retrouve construite à partir des médias. Le réel danger ne serait-il pas lié à la communication ?

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence Chaspoul

178_1_doc.pdf


DU 212Pb POUR COMBATTRE LE CANCER UN HÉRITAGE DE L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE

lundi 20 juin 2016

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence Chaspoul

177_1_doc.pdf


LA SÛRETÉ TOUT AU LONG DE LA VIE D’UNE CENTRALE NUCLÉAIRE

mercredi 4 mai 2016

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence Chaspoul

Plaquette Invitaton-Inscription


Sûreté Industrielle Outil de prévention de la vulnérabilité face aux menaces de malveillance

Mardi 24 mai 2016

Dans le domaine de la sûreté industrielle si les sites SEVESO sont alertés et aidés par les
prescriptions, contrôles et outils afférents (Instruction du 30/07/2015 et Guide INERIS de juillet
2015), il n'en est pas forcément de même pour les TPE et PME.
Dans ce contexte, un groupe de projet d’alternants du Master en « Prévention des Risques et
Nuisances Technologiques (PRNT) », encadré par le CNPP et le Master PRNT, a conçu une
présentation traitant de la vulnérabilité face aux menaces de malveillance destinée aux alternants
du Master PRNT et aux responsables d’entreprises.
En partenariat avec le CNPP et l’UIC Méditerranée, les alternants en charge du projet ont le plaisir
de vous inviter à la conférence-débat organisée sur ce sujet.

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence Chaspoul

Plaquette Invitaton-Inscription


LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (RPS) de l’identification des situations à risque à la mise en place d’une démarche préventive en entreprise

jeudi 11 février 2016

Jeudi 11 février 2016 à la faculté de pharmacie de la Timone, nous avons eu le plaisir de recevoir madame Élodie MONTREUIL qui nous a fait partager son savoir sur les Risques PsychoSociaux durant une conférence de deux heures.
Les Risques PsychoSociaux, de quoi parles-t-on ?
On qualifie de « Risques PsychoSociaux » (RPS) les éléments qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés au sein de leur environnement professionnel. Ces RPS peuvent se traduire par différents symptômes tels que les douleurs, le mal-être, les crises de nerfs, les troubles du sommeil, les idées mortifères, etc. Ils peuvent également se manifester par certaines pathologies comme l’hypertension, le diabète, les troubles musculosquelettiques, la pathologie mentale, l’état de stress, etc.
Ne pas confondre risques et troubles psychosociaux :
La notion « risque » est le lien entre l’exposition aux situations dangereuses et aux dommages qui peuvent apparaître plus ou moins rapidement. C’est pourquoi, l’indentification des risques ne peut se faire à partir du recensement des dommages. Elle doit consister à identifier les facteurs de risque et les modalités d’exposition, notamment l’intensité et la fréquence.
Les « troubles » sont les conséquences sur la santé causées par une exposition aux risques professionnels. Lorsqu’on doit faire face à une forte exposition aux RPS, les mécanismes physiologiques mis en jeu peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé physique et mentale des salariés.
Quelles sont les origines des RPS ?
De nos jours, il est demandé aux salariés de s’adapter, de produire plus, de faire du travail de qualité, de toujours donner le meilleur d’eux-mêmes et de suivre des protocoles. Quel que soit le milieu professionnel, les RPS sont souvent imbriqués les uns par rapport aux autres. L’exposition aux RPS est conditionnée par l’équilibre qui existe au sein d’une organisation entre quatre principaux facteurs : la charge mentale, la latitude décisionnelle, le système d’alerte et de veille, et le soutien social professionnel.
Quelques chiffres :
 41% des salariés se sentent stressés, dont 60% des salariés déclarent que cet état de stress est en lien avec la sphère professionnelle (source ANACT),
 D’après l’INRS le coût minimal de stress au travail est compris entre 1,9 à 3 milliards d’euros,
 20% des personnes en arrêt maladie évoquent un conflit dans le travail (source CNAM).
Que doit faire l’employeur face aux RPS ?
Dans le monde professionnel les RPS sont d’une importance capitale. En effet, dans la loi l’employeur doit préserver l’intégrité physique et mentale de ses salariés. Donc, les RPS doivent être pris en compte dans le Document Unique de l’Evaluation des Risques Professionnels et des moyens de prévention efficaces doivent être mis en place pour les supprimer ou les réduire.
De plus, l’évolution de la jurisprudence confirme que l’employeur a une obligation de résultat et non plus la seule obligation de moyens. Ce manquement peut entrainer la faute inexcusable de l’employeur.

Pourquoi les RPS sont-ils pris au sérieux dans le milieu professionnel ?
Mis à part l’obligation réglementaire, les RPS peuvent avoir des conséquences importantes sur une entreprise. Tels sue, l’augmentation de l’absentéisme, le turnover important dû à l’absentéisme, la baisse de la productivité, la baisse de la qualité du travail, etc. Tous ces phénomènes se traduisent par un coût direct et indirect pour l’employeur comme, l’augmentation de la cotisation maladie, la formation du personnel pour les remplacements de poste, le recours à l’intérim, etc).

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOULInscription

Plaquette invitation-inscription


Consulter les archives :

Consultez notre banque d'images libres de droits sur de nombreux thèmes tels que les brûlures, risque chimique, chute de hauteur, déplacement, EPI, propreté, …

© MASTER IS-PRNTCoordonnées • Contactez-nousCrédits