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Conférences 2015

LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS:UN DEFI MAJEUR EN SANTE PUBLIQUE.

17/11/2015

LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Présentée par monsieur Gilles NALBONE le 17 novembre 2015 à la faculté de pharmacie de Marseille, la conférence s’est déroulée durant deux heures développant un des principaux défis de la santé publique ; les perturbateurs endocriniens.

Un perturbateur endocrinien qu’est-ce que c’est ?
C’est une substance chimique qui perturbe le système hormonal indispensable au développement et au bon fonctionnement du corps. L’équilibre de ce système est très fragile et les perturbateurs endocriniens ont des effets néfastes pouvant bloquer et/ou modifier la quantité d’hormones envoyée aux organes. Les dérèglements que ces perturbateurs entrainent peuvent avoir de très lourdes conséquences et les impacts sur le fœtus, le nourrisson ou l’enfant en croissance peuvent s’avérer irréversibles.

La période et non la dose !
Les perturbateurs endocriniens peuvent être actifs aux faibles doses auxquelles nous sommes exposés à travers l’environnement et les aliments. Les hormones agissent dans une gamme de concentrations très faibles ; pour les experts, c’est donc sur la période d’exposition de l’individu qu’il faut focaliser son attention plus que sur la dose qu’il reçoit.
D’où viennent les perturbateurs endocriniens ?
Nous sommes exposés quotidiennement à divers produits chimiques de synthèse présents dans l’environnement de l’air, de l’eau que l’on sous-estime encore beaucoup et dans les aliments. Ce sont des facteurs importants liés à la santé des Hommes. Des travaux scientifiques sur les gènes influencés par l’environnement montrent que les effets des perturbateurs peuvent se transmettre sur plusieurs générations.

Quels problèmes liés à l’Homme ces perturbateurs créent ils ?
La production de produits chimiques de synthèse (matières plastiques, engrais et pesticides agricoles, pharmacie, cosmétiques, etc...) est passée de 1 à 400 millions de tonnes par an. Cela a engendré divers problèmes comme les impacts sur la faune et les cours d’eau, les déchets toxiques, le trou de la couche d’ozone, l’émission de gaz à effet de serre mais aussi l’obésité,
les cancers, les troubles de la reproduction, l’asthme, etc...

Quelques chiffres :
En France en 2012, on comptait 7 millions de personnes obèses. Dans le monde en 2015, on compte 2,3 milliards d’adultes obèses et 700 millions en surpoids.
En 2004, on comptait 8,3% de décès prématurés (avant 65 ans).
Comment éviter les perturbateurs endocriniens au quotidien ?
La réglementation doit évoluer pour mieux protéger la santé publique et l’environnement. A notre niveau, nous pouvons également changer certain de nos modes de vies pour limiter notre exposition aux perturbateurs :
Les aliments: Favoriser les produits frais non- transformés et diversifier l’alimentation.

La beauté: Utiliser le moins possible de produits cosmétiques et de lotions au cours de la grossesse et de l’allaitement, privilégier les produits biologiques sans phtalates, triclosan, fragances, parabènes, etc.
La cuisine: Eviter si possible les ustensiles traités au téflon dont les poêles, les récipients et les films plastique portant les mentions PVC n°3, PVC n°6 (PS) ou PVC n° 7 (PC).

La maison: Aérer et dépoussiérer régulièrement.
Les jouets: Privilégier les jouets en bois ou en tissu non traités de marques européennes qui offrent des garanties.
Les bébés/enfants: Le biberon en verre reste le choix le plus sûr.
Agir contre les perturbateurs endocriniens !
Les perturbateurs sont certainement la cause de la croissance des maladies chroniques modernes.
De longs combats ont été menés pour améliorer la santé des Hommes comme l’interdiction de l’amiante en 1997, du contact avec les éthers de glycols pour les femmes enceintes en 2001 et du bisphénol A dans les biberons et tous les contenants alimentaires en 2011. Beaucoup d’autres sont encore à mener pour faire reculer les risques santé comme interdire l’utilisation de certaines substances dans le secteur alimentaire, médical et cosmétique, développer la recherche dans le domaine santé-environnement ou encore favoriser une « médecine environnementale ».

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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LES GRANDS ENJEUX DE L'EAU

22 octobre 2015

Ce Jeudi 22 octobre 2015 s’est tenu une conférence sur « Les Grands enjeux de l’eau » au sein de la faculté de Pharmacie de Marseille. Durant deux heures Monsieur Nicolas ROCHE, professeur à AMU et coordinateur au Pôle de recherche Interdisciplinaire et Intersectoriel « Environnement » de l’Université, nous a présenté les problématiques et les besoins liés à l’eau dans le monde.
La Terre, couverte à 70% d’eau, porte le nom de planète bleue car c’est ainsi qu’elle apparait depuis l’espace. Mais si l’eau est abondante, l’eau douce ne représente qu’une infime partie (2,5%) de toute l’eau présente sur la planète et elle seule soutien la vie terrestre. L’eau douce est donc un bien précieux et rare qui, s’il est contaminé, ne peut plus remplir ses différents rôles écologiques.
L’humanité utilise une quantité d’eau grandissante se traduisant par de grands défis actuels et à venir ; et à cela s’ajoute des problèmes aggravés par le réchauffement planétaire. L’eau douce étant inégalement répartie à travers le globe et son utilisation étant parfois gérée inadéquatement, certaines régions sont caractérisées par une rareté de l’eau ou sont déjà en pénuries. On compte aujourd’hui 1,3 milliards de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à l’eau potable ou de qualité suffisante pour leur subsistance et pour les services sanitaires. Plus de 3 millions de personnes meurent tous les ans de la pollution des eaux (un mort toutes les dix secondes).
L’industrie et l’agriculture sont en majeure partie à l’origine de sa contamination. Elle est souvent utilisée dans le but de diluer les rejets industriels.
Les usages de l’eau par l’Homme sont multiples : ils concernent l’agriculture (70% de la consommation mondiale en eau douce), l’industrie (20% de la consommation mondiale en eau douce) et la consommation domestique (8 à 10%). Les différences de consommation entre les pays sont assez marquées ; les pays en développement utilisent surtout de l’eau pour l’agriculture tandis que l’eau utilisée à des fins industrielles est utilisée par plus d’un tiers des pays développés. Les pays riches consomment beaucoup plus d’eau que les pays pauvres et bien au-dessus du besoin réel. La consommation réelle d’eau représente 52% de l’eau prélevée, c’est-à-dire que le gaspillage de ces eaux s’élève à 48%.
Le besoin en énergie de l’eau ne cesse d’accroître en réponse à la complexification des sociétés (industrie, transports, chauffage, électricité, etc…).
Par exemple, le pompage, le traitement et l’acheminement de l’eau potable domestique ont besoin de cette énergie tout comme le traitement des eaux usées et la réutilisation des boues après traitements. Ce besoin énergétique en eau s’élève à 2,5 kWh/m³. Sachant qu’un français consomme en moyenne 150 litres d’eau par jour, la production d’électricité consacrée, par jour en France, rien qu’à cette ressource, avoisine les 25 GWh. Ceci représente environ la consommation moyenne en électricité de 775.000 foyers, soit la production électrique d’1,5 réacteur de 900MW dédié uniquement à ces processus : le besoin énergétique est important.
L’eau est aussi appelée « or bleu » dû à sa rareté, son coût énergétique et sa répartition inégale dans le monde. L’enjeu principal pour l’avenir est de faire évoluer les mentalités afin d’avoir un usage différent et réparti de l’eau potable, et d’en limiter son gaspillage.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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CENTRACO et le Traitement des Déchets Nucléaires de Faible Activité

23 septembre 2015

La faculté de Pharmacie de Marseille a eu la chance, ce jeudi 24 Septembre 2015, de recevoir M. Roland VIERNE, secrétaire général de l’entreprise SOCODEI appartenant au groupe EDF. Lors de son intervention, ce dernier nous a présenté le thème suivant :
« CENTRACO et le traitement des déchets nucléaires de faible activité ».

Avant d’entrer dans le « vif » du sujet, il semble bon de rappeler où est implantée SOCODEI (Société de Conditionnement des Déchets et des Effluents Industriels) et quels sont les outils mis à disposition afin de réaliser ses missions. Cette entreprise se situe sur le site de CENTRACO, située dans le Gard (Installation Nucléaire de Base) et a été financée par le groupe EDF pour proposer des solutions de traitement pour une large variété de déchets adaptée aux exigences actuelles mais aussi pour contribuer à une meilleure protection de l’environnement.

Quelques données clés :

- SOCODEI créée en 1990 filiale à 100% EDF (230 personnes)
- 75.000 tonnes de déchets radioactifs sont stockés en France par an.
- Déchets pris en charge : déchets métalliques, déchets solides combustibles et effluents aqueux et organiques (tous les déchets sont soit TFA soit FMA-VC)
- 0,2% du volume de déchets radioactifs sont des déchets de Haute Activité (HA) et représente 98% du niveau de radioactivité.
- CENTRACO comprend un incinérateur et une fonderie.

Entre 1999 et 2014, 52000 tonnes de déchets ont été incinérées dont 50% provenaient de déchets solides, 30% effluents de lessivage et 20% de déchets liquides. Durant la même période, le site de CENTRACO a fondu 22000 tonnes de déchets. Cette fonderie est un facteur de réduction volumique mais aussi de valorisation du métal, par exemple, pour la réalisation de protections radiologiques intégrables.
Afin de gérer ses activités, SOCODEI veut maitriser les risques qui sont : les risques conventionnels, risques nucléaires, radioprotection et environnementaux. Sur le site de CENTRACO, un principe de sûreté est mis en place qui est basé sur trois actions :
- Prévoir : les études de sûreté, les règles d’exploitation, le système de management intégré, des personnels formés et qualifiés (attitude interrogative et démarche prudente) ;
- Surveiller : les donneurs d’ordres de travaux contrôlent la réalisation des activités confiées, avec la mise en place d’un plan de contrôle interne et une analyse des risques ;
- Agir : arrêts annuels pour maintenance approfondie, investissement de maintenance (7% du CA), communication interne / externe et instauration de pratiques de performance humaine.
SOCODEI dispose enfin d’une organisation de gestion de crise basée sur trois fonctions qui sont : la fonction opérationnelle, la fonction décisionnelle et la fonction d’expertise.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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BIOCARBURANTS A PARTIR DE MICRO-ALGUES QUELS ENJEUX POUR LA RECHERCHE ?

22 juin 2015

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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SURETE DU TRANPORT MARITIME MENACES & REPONSES

28 avril 2015

Le 28 avril à la faculté de Pharmacie, Simon DELFAU et Damien BOITEL, respectivement Responsable et coordinateur sûreté à la CMA CGM, ont animé une conférence au cours de laquelle nous a été présentée la gestion de la sûreté dans les transports maritimes.

La CMA CGM est régulièrement soumise à une autre menace : les trafics illicites, tels que les armes, drogues ou les fausses déclarations. Pour lutter contre cela, la société coopère avec les forces de l’ordre des
différents pays et sociétés mandataires pour contrôler les marchandises envoyées.

La CMA CGM est la 3ème compagnie de transport maritime mondiale. Elle exploite 445 navires dont 36% lui appartiennent. En 2014, plus de 12 millions de conteneurs ont été transportés. Cependant, une activité aussi importe implique la présence de nombreux risques.

4 d’entre eux nous ont été présentés.

La première menace identifiée est la présence de clandestins et réfugiés en mer. Ils sont principalement emmenés par des passeurs dans les mers et océans.

Les navires de la CMA CGM sont menés à être appelés pour récupérer ces clandestins, à bord des navires durant leur transport. Pour pallier à cela, des mesures de contrôles sont mises en places directement sur les côtes pour éviter les embarquements illicites. Le respect des traités internationaux est également essentiel pour permettre le secours des clandestins et réfugiés.

Une autre des menaces est la piraterie. Elle met directement en danger les équipages et intègre donc un risque supplémentaire aux menaces précédentes. La lutte contre celle-ci se fait grâce à la mise en place de moyens sur les navires ou des manœuvres de navigation afin d’éviter l’abordage.

La dernière des menaces présentée est le terrorisme, particulièrement présente dans le canal de Suez. En plus des impacts humains et financiers présents dans les menaces précédentes, un impact environnemental est également à prendre en compte.

Pour lutter contre cela, la participation des Etats est indispensable pour permettre le transport des marchandises en toute sécurité.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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UNE MAREE NOIRE EN MEDITERRANEE CAUSES POSSIBLES,REPONSES,CONSEQUENCES

5 mars 2015

Le 5 mars 2015, à la Faculté de Pharmacie de Marseille, Bernard Tramier (Rajouter les références), a animé une conférence au cours de laquelle il a abordé les risques, les réponses et les impacts d’une marée noire en mer Méditerranée.

Après avoir situé le contexte et les caractéristiques de la Méditerranée, les risques liés aux marées noires ont ensuite été rappelés et les méthodes de prévention, les stratégies de lutte et les moyens d’intervention présentés. Une revue des éventuels impacts et des moyens locaux et internationaux à disposition pour limiter ces effets a conclu cette conférence.

La mer Méditerranée, bien que ne représentant que 1% de la surface des mers dans le monde concentre 30% du trafic mondial d’hydrocarbures. Peu d’accidents sont recensés dans ces eaux, cependant, de nombreux rejets chroniques sont relevés encore aujourd’hui.

Les POLREP (« pollution report ») qui sont fait en avion, navire ou par satellite permettent d’identifier tous les déversements d’hydrocarbure dans la Méditerranée. Un rejet accidentel pourrait avoir de lourdes conséquences. La pollution de l’eau engendrée par les hydrocarbures associée aux phénomènes d’évaporation et de combustion pourrait être dramatique.

Pour pallier ces éventuels problèmes, divers moyens de prévention ont été instaurés. Le premier concerne le transport maritime, pour lequel la qualité des bateaux a été améliorée, notamment grâce à la mise en place de double coque ; le droit international est également devenu plus sévère, des formations et des télédétections ont également été mises en place. Le second porte sur l’exploitation pétrolière qui s’est vu équipée de B.O.P, « Blow Out Preventer » qui sont des valves de sécurité utilisées sur les puits de forage.

Des stratégies de lutte existent également telle que la lutte en mer qui est privilégiée avec l’étude des modèles de dérive des nappes d’hydrocarbure. En complément de cela, des moyens d’intervention sont prévus pour limiter les impacts tels que des barrages, des récupérateurs, des absorbants.

En raison d’un taux d’oxygène plus faible, d’ un taux d’évaporation plus élevé et de faibles marées, le nettoyage des côtes Méditerranéenne serait moins important qu’ailleurs. L’impact est cependant difficile à évaluer en raison du peu de références disponibles, mais celui sur l’avifaune serait le même qu’ailleurs.

Quoiqu’il en soit, des moyens d’intervention locaux, nationaux et internationaux sont prévus. On peut citer le plan Polmar Mer et Terre, les moyens communaux, les équipements détenus par TOTAL, le plan RAMOGE qui est un plan d’assistance entre la France, Monaco et l’Italie, le REMPEC un centre de coordination situé à Malte ainsi que le recours possible aux moyens de l’OSRL qui est une coopérative de l’ensemble de l’industrie pétrolière mondiale.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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