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Conférences 2014

L’ASN ET LE CONTROLE DE LA SURETE NUCLEAIRE EN REGIONS PACA & LANGUEDOC-ROUSSILLON

8 décembre 2014

Le 8 décembre 2014, à la Faculté de Pharmacie de Marseille, LAURENT DEPROIT, chef de division et Christian TORD chef du pôle LUDD, tous deux membres de l’agence de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont animés une conférence dont la principale problématique était la suivante :
« Le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection »

Différents points ont été abordés pour traiter le sujet de manière aussi complète que possible. Après une rapide présentation de l’ASN et des principes généraux de sûreté nucléaire et radioprotection, les conférenciers ont présenté à tour de rôle:
- les enjeux du contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France,
- la division de Marseille de l’ASN,
- l’appréciation de l’ASN sur la sûreté nucléaire en région PACA et Languedoc-Roussillon
- la prise en compte de Fukushima pour finir par les actualités 2014.
L’ASN a pour rôle de PROTÉGER les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires. C’est une autorité administrative indépendante qui est dirigée par 5 commissaires irrévocables élus. Parmi les 478 agents compris dans les 11 divisions territoriales, on retrouve les 3 métiers suivants : réglementer, contrôler et informer le public.

La sûreté nucléaire consiste à prévenir les accidents liés à la radioactivité (transport, INB…) ou d’en limiter les effets.
La radioprotection consiste à mettre en place des mesures protections contre les rayonnements ionisants. Plusieurs échelles de protection existent suivant les activités réalisées (prévention, détection, maitrise ou gestion des accidents), pour cela, des « fonctions de sûreté » sont mises en place. Elles consistent à assurer les fonctions minimales permettant le maintien du niveau de protection défini.
Ces mesures ont pour objectifs d’atteindre les enjeux définis par l’ASN tels que le développement de la coopération pour la gestion d’un accident nucléaire, la gestion des déchets ou encore la radiothérapie. Ces enjeux découlent des problématiques rencontrées au quotidien. On notera l’accident de Fukushima qui pousse à devenir plus performant dans le domaine de la sécurité nucléaire, en particulier, la filière du démantèlement des déchets nucléaires.

Les installations nucléaires de base (INB) sont aux nombres de 8 en régions Languedoc-Roussillon, PACA et Corse. On retrouve entre autre l’usine MELOX, le centre de recherche du CEA Cadarache ou encore le ionisateur GAMMASTER. Ce territoire est également exposé à de nombreux transports de colis liés aux activités médicales ou à l’industrie électronucléaire notamment par voies portuaires et aéroportuaires.
Afin de CONTRÔLER l’état de la sûreté nucléaire, l’ASN a procédé à 237 inspections au cours de l’année 2013 dans les INB et 131 dans le domaine du nucléaire de proximité. 129 évènements déclarés en ont découlé ainsi que 2 mises en demeure concernant le CEA Cadarache. Toutefois, il a été jugé que le niveau de sûreté de ces régions reste globalement assez satisfaisant malgré les disparités existantes entre certaines INB. Un rappel concernant les enjeux de l’assainissement et du démantèlement ainsi que de la surveillance des intervenants extérieurs a cependant été fait par l’ASN.
L’impact de Fukushima s’est ressenti dans le monde entier en rappelant que malgré les précautions prises, un accident ne peut jamais être exclu. Le REX approfondi de cette catastrophe pourra prendre jusqu’à 10 ans. Des mesures ont cependant rapidement été prises telles que la prescription des « évaluations complémentaires de sûreté », la mise en place d’une démarche ambitieuse et transparente ainsi que la mise en place d’un noyau dur. Il désigne l’ensemble des systèmes structures et composants, des processus et des procédés devant ou pouvant assurer les fonctions vitales et la robustesse d’une installation nucléaire en situation extrême (séisme, tornades…)
Les principales actualités de 2014 concernent l’instruction de dossiers importants dans la vie des installations de différents sites, de nombreuses opérations de travaux et de maintenance sur les sites ainsi qu’une prise de position relative au « noyau dur » présenté plus haut des installations du CEA et d’AREVA.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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LES GAZ DE SCHISTE

13 novembre 2014

Le 13 novembre 2014, à la Faculté de Pharmacie de Marseille, Pierre René BAUQUIS, Professeur associé IFP School et Professeur TPA ainsi qu’ancien Directeur stratégie et Planification de TOTAL a présenté une conférence dont le thème central était le suivant :
« Les pétroles et gaz de roches mères, quels impacts sur notre avenir énergétique ? »

Le conférencier a répondu à la question en plusieurs points après un rappel des fondamentaux sur le sujet pour enchainer sur les sujets suivant : LES GAZ DES ROCHES MÈRES, LEURS RÉSERVOIRS, LEUR PRODUCTION, LES PROBLÈMES D’ENVIRONNEMENT, LES CONSIDÉRATIONS ÉCONOMIQUES, LE CAS DES ETATS-UNIS, DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE.
Les énergies carbonées, aussi appelées fossiles, (charbon, pétrole, gaz naturel…) représentent 83% des énergies primaires commerciales au plan mondial contre seulement 17% pour les énergies non-carbonées (hydraulique, solaire, éolien…) et nucléaire. Cette utilisation intensive d’énergie carbonée n’est cependant pas sans conséquences. Le lien entre les changements climatiques liés à l’activité humaine sont une quasi-certitude et une augmentation de 4 à 6°C de la température moyenne est attendue d’ici 2100.
L’enjeu énergétique lié aux gaz de roches mères est majeur. 70% de la production gazière mondiale de ces gaz non conventionnels provient des USA.

Un peu d’histoire...
L’exploitation de ces gaz de roches mères remonte à 1821 en FRÉDONIA qui a continué à se développer et qui se développe encore aujourd’hui.
A savoir que deux systèmes pétroliers sont différenciés: LE CONVENTIONNEL ET L’ÉTENDU. Le système utilisé varie suivant les propriétés des roches mères qui sont exploitées.
L’exploitation de ces roches mères nécessite cependant la réunion de plusieurs conditions, à savoir un sol ayant une composition en carbonates, argiles et silicates équilibrée. La FRACTURATION HYDRAULIQUE créant une perméabilité artificielle des sols permet la récupération des gaz.
Les zones de sismicité permettent notamment d’identifier les meilleures zones de fracturation.
Les problèmes d’environnement sont cependant nombreux. Les principaux concernent la préservation des sous-sols, le cycle de l’eau, la sismicité induite ainsi que les impacts pour l’environnement immédiat. Cela com-prend notamment la protection des nappes phréatiques qui sont situées au-dessus des zones exploitées, et le risque de pollution par les fluides fracturations. On retrouve éga-lement des problématiques liées à l’impact visuel des ins-tallations ou encore aux nuisances sonores.
Les considérations économiques sur les produc-tions de pétroles et des gaz de roches mères varient prin-cipalement avec l’implantation des puits. Il existe trois con-sidérations économiques en fonction de la localisation des exploitations :
- Les puits à bonne production rapportent 3 à 20 fois leur coût, 20 % des puits, 60% des productions cumulées,
- Les puits subs-économiques rapportent 1 à 3 fois leur coût, 20% des puits, 20% des productions cumulées,
- Les puits productifs marginaux (à bilan économique négatif) ne rapportent que 0.1 à une fois leur coût, 60% des puits, 20% des productions cumulées.
L’économie des hydrocarbures sera différente en Europe et aux USA pour diverses raisons. On peut notam-ment citer la différence des droits miniers qui rendront les problèmes d’acceptation sociétale beaucoup plus diffi-ciles en Europe qu’aux USA. Les coûts techniques seront également plus élevés en Europe, une étude sérieuse de comparaison des coûts de fracturation entre la France et les USA reste à faire.
Des efforts sont à faire afin de CONCILIER LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET LES TECHNIQUES D’EXPLOITATION tout en limitant la montée des peurs irrationnelles (gaz des schistes, nucléaire…). La seule alternative envisageable se résume alors au solaire à moins d’être prêt à accepter des changements radicaux dans notre façon de vivre.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

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LA MEDECINE NUCLEAIRE, SES ENJEUX ET SES AVANCEES

14 octobre 2014

Conférence tenue le 14 octobre 2014 à la Faculté de Pharmacie de Marseille.
Jean-Philippe VUILLEZ, docteur en médecine et travaillant au pôle d’imagerie et à la clinique de Médecine Nucléaire du CHU de GRENOBLE & Laboratoire radiopharmaceutiques Biocliniques, a présenté une conférence dont le thème pourrait se résumer ainsi : la médecine nucléaire continue de se développer en vue d’être plus efficace dans la détection et la lutte contre diverses maladies.

Le conférencier a abordé plusieurs points : Les médicaments radiopharmaceutique (MRP) dit radiotraceurs, les systèmes de détection des MRP, les systèmes concernés par la médecine nucléaire ainsi que son développement.

Les MRP, appelés aussi « traceurs radioactifs » sont administrés aux patients principalement par voie vasculaire. Ils permettent d’étudier les processus physiopathologiques permettant ainsi d’avoir des renseignements sur le fonctionnement de l’organisme, qu’il soit normal ou pathologique et donc d’assurer la surveillance des maladies. Cela est possible grâce à la biodistribution des MRP dans l’organisme.
La biodistribution évolue au cours du temps et nous renseigne sur l’état des patients. Pour l’observer, plusieurs systèmes de détection sont utilisés suivant les MRP en fonction :
- Du radionucléide utilisé (émetteur gamma ou de positions) ;
- De la biodistribution du MRP ;
- De la nécessité plus ou moins grande du repérage anatomique.
Il est donc possible d’utiliser différents équipements suivant les MRP administrés tels que des gamma-caméras, des caméras à semi-conducteurs, des sondes…

L’utilisation des MRP suivant les différentes situations permet à la médecine nucléaire d’intervenir dans un grand nombre de pathologie et de couvrir la plupart des systèmes, à savoir :
- En cancérologie : diagnostic d’extension, évaluation de la maladie résiduelle, recherche précoces de récidives, évaluation de la réponse aux traitements… ;
- En cardiologie : pronostic de la maladie coronaire ;
- En neurologie : l’exploration scintigraphique des démences, des épilepsies résistantes, des mouvements anormaux se développe grandement ;
- En rhumatologie : scintigraphie osseuse ;
- Mais également les explorations endocriniennes, urinaires, pédiatriques, digestives…
Le principal levier de développement de la médecine nucléaire est la mise au point de nouveaux MRP en pleine croissance grâce aux efforts combinés d’équipes de chimistes, de biologistes, de radiopharmaciens et de cliniciens.

Enfin, il ne faut pas oublier l’aspect thérapeutique de cette discipline en plein essor, principalement en cancérologie. Ces traitements sont surtout tournés vers la consolidation, en association avec la chimiothérapie ou les thérapies ciblées.

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TARA OCEANS UNE EXPEDITION SCIENTIFIQUE HORS DU COMMUN

jeudi 3 avril 2014

Le jeudi 3 avril dernier, Sophie Nicaud, responsable communication à l’institut de biologie environnementale et technologique du CEA/CNRS/AMU et Céline Dimier, ingénieure en biologie et responsable de l’échantillonnage à bord de la goélette TARA, sont venues nous présenter leur passionnante expédition.

Dans un premier temps, un film d’une cinquantaine de minutes nous a été présenté. Un film émouvant, magique, et révélateur d’un nouveau monde jusqu’à nos jours inconnu : le monde du phytoplancton.

L’unique goélette TARA :

Ce laboratoire flottant de 36 mètre en aluminium, partit en 2009 et toujours en vogue, a pour mission de découvrir l’écosystème du plancton des océans du monde entier. Il est au service de l’Europe, du Canada et des Etats-Unis. Il parcourt les océans afin de se rendre aux 300 stations de références pour y effectuer des prélèvements par différents moyens : le filet à plancton, qui descend à 500 mètres de profondeurs ; le filtre à plancton, qui retient les espèces de taille inférieur à 190 μm ; la rosette, composée de 12 bouteilles qui se remplissent à plusieurs profondeurs et qui identifient visuellement l’écosystème ; etc…
Cette goélette est l’ancienne Antartica de Jean-Louis Etienne, médecin et explorateur français, connu pour ses expéditions arctiques et antarctiques, dont la fa-meuse Transantarctica réalisée en 1989-1990.

L’équipage : une aventure humaine et scientifique

Dirigée par Eric Karsenti, le chef d’expédition biologiste, TARA possède à son bord entre 14 et 15 personnes qui se relayent jour et nuit, afin de percer le mystère de cet écosystème. On y retrouve des scientifiques, des océanographes, un biologiste chercheur au CNRS, une cuisinière, etc.
Les navigateurs restent 3 semaines environ, avant de lais-ser place à leurs compatriotes.

Leurs découvertes

Les micro-organismes marins, très peu étudiés, sont des marqueurs importants de l’état des océans et du climat. Ils sont également à la base de la chaîne alimentaire et peu-vent être la source d’innovations médicales.
Le plancton végétal, ou encore phytoplancton, fait partie intégrante de la respiration et du climat de notre planète. Il est l’équivalent de notre pâturage.
Outre les analyses qui se déroulent dans ce laboratoire, les analyses d’identité génétiques (ADN et ARN) sont faites au laboratoire de Villefranche sur mer. Les échantillons destinés à y être déposés sont conservés à –80 °C (la vie ne bouge plus à cette température).
Ainsi, sur les 28 premières stations, il en est ressorti que 85% des gènes des planctons nous étaient inconnus. Ceci révèlent donc la potentialité de ce monde microscopique.
Malgré les contraintes météorologiques ou les courants contraires, à ce jour, 65 stations ont été atteintes. Encore 235 stations pour nous étonner de ce monde microscopique...

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LES GAZ NON CONVENTIONNELS

jeudi 6 mars 2014

Le jeudi 6 mars 2014, Monsieur Yves Glard, géologue de métier, spécialisé dans le forage à grande profondeur est venu nous parler des gaz et huiles non conventionnels.

1 – Gaz non conventionnels, qu’es aquò ?

Tous les gaz conventionnels ou non sont issus de roches mères dans lesquelles on avait des accumulations de matière organique (kérogène). Du fait de la subsidence des bassins ces roches ont pu se retrouver à des profondeurs allant de 2500 à 5000 mètres.
Pour désigner les roches sédimentaires refermant ces gaz non conventionnels les anglo-saxons utilisent le terme « shale » traduit en mauvais français par le terme « schiste ». D’où les termes suivant, « shale gas » et « gaz de schiste ».
Ce dernier, piégé dans les porosités d’une roche imperméable ou très peu perméable, doit être fracturée pour en extraire sa ressource.

2 – En quoi consiste la fracturation hydraulique ?

La fracturation hydraulique est la dislocation de la roche mère par le moyen d’injection sous très haute pression d’un fluide destiné à la fissurer pour libérer le gaz.
Comme toute technique, la fracturation comporte des inconvénients. La consommation d'eau est importante et l’eau qui va servir à la fracturation et a la circulation des fluides devra subir un fort traitement avant d'être renvoyée dans le milieu naturel.
Les additifs chimiques injectés dans cette eau ne sont pas tous réellement justifiés pour l’aide à la fracturation.
Par ailleurs, un rapport Sénat Assemblée Nationale récent présente 13 techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.
Ex : Fracturation électrique, fracturation pneumatique, fluides replaçant l'eau etc.

3 – Regard sur le gaz de schiste

Bien avant qu'on l'utilise pour l’exploitation du gaz de schiste la fracturation hydraulique servait à l’exploitation d’autres ressources.
Jusqu’à cette dernière décennie lors de l’extraction de ce gaz l’impact environnemental et sanitaire n’était pas réellement pris en compte.
Aujourd’hui, suite aux négligences du passé l’opinion publique est négative et les coûts de sondage des sols sont élevés.
Grâce au gaz de schiste les États-Unis ont vu leur consommation énergétique nettement diminuée (3 fois moins cher qu’en Europe).
En France le code minier est très restrictif et n’est pas adapté à l’exploitation des gaz de schiste.
A venir : si les Etats-Unis augmentent la production de gaz et s’ils autorisent l’exportation, l’Europe verra le tiers de l’industrie de raffinage fermer d’ici 10 ans.
Cependant, la France possèderait 109 ans d’autonomie gazière. Pour exploiter cette ressource dans une certaine harmonie, la formation d’ingénieurs des mines et le pouvoir de l’Etat à dire non à l’exploitation de site à risques seront de mise.

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LA FUSION FROIDE

jeudi 6 février 2014

Jeudi 6 février 2014, une conférence portant sur la fusion froide a été proposée à l’initiative des étudiants du PRNT, initiative soutenue par la SFEN (Société Française d’Energie Nucléaire). Ce sujet source de controverse nous a été présenté par Monsieur Jean-Paul BIBERIAN, maitre de conférence honoraire de la faculté des sciences de Luminy. Cet enseignant chercheur consacre, depuis 1993, la majeure partie de son temps au domaine de la fusion froide.

Atypique, tel est le mot que l’on peut employer pour qualifier cette conférence : pas de notes, pas de PowerPoint, pas d'annotations au tableau. Monsieur BIBERIAN maitrise parfaitement son sujet et nous plonge dans l’historique de l’univers de la fusion froide. Les quelques 50 auditeurs sont suspendus à ses lèvres, l’histoire peut ainsi commencer.

Le 23 mars 1989 marque les prémices de la fusion froide, avec la découverte d’une réaction nucléaire, consécutive à une électrolyse, par les professeurs Stanley Pons et de l’université de l’Utah et Martin Fleischmann de l'université de Southampton. Cette découverte fut un grand sujet de débats et de litiges avec les théoriciens dont les calculs tendaient à prouver que cette réaction était impossible. Mais, cela n’a pas découragé les expérimentateurs qui ont poursuivi leurs recherches sans parvenir pour autant à fonder leur découverte sur une base théorique. Ainsi, en 25 ans, les expériences ont été modifiées :

Au départ les scientifiques ont utilisé palladium-deutérium comme support d’électrolyse qu’ils ont progressivement fait évoluer. En effet, des travaux ont été réalisés avec du palladium et du gaz deutérium plutôt que de l’eau lourde, ce qui a l’avantage de permettre de fonctionner à plus haute température. Puis, pour étudier de plus près le système, des expériences ont été menées avec d’autres supports comme nickel et hydrogène. ordinaire. Ces dernières ont donné lieu à des applications pré-industrielles. Rapidement, les chercheurs se sont rendus compte que la réaction de fusion froide se déroulait à la surface ou près de la surface du métal et non pas dans le volume.

De ce fait, ils ont modifié leur dispositif et se sont orientés vers l’emploi de couches métalliques minces ou encore de poudres qui avaient un rapport surface sur volume beaucoup plus grand. Ainsi, les nano poudres fabriqués avec des alliages nickel-palladium et nickel-cuivre semblent très prometteurs.

Actuellement, les recherches se poursuivent dans quelques pays : Etats-Unis, Italie, Russie, Japon et Chine. En France, les travaux n'ont lieu dans aucune organisation gouvernementale, et ne sont l'objet que de quelques chercheurs isolés. Néanmoins, plusieurs entreprises privées se sont lancées sur le marché pré-industriel. En Italie, le chercheur de Bologne Piantelli a créé la société Nichenergy qui développe un réacteur avec du nickel et de l’hydrogène. De son côté, l’ingénieur Rossi a développé l’Ecat produisant 10kW de chaleur à basse température. En Grèce, la société Defkalion, installée maintenant au Canada a aussi mis au point un générateur de 10kW avec du nickel et de l’hydrogène. Aux Etats-Unis, la société Brillouin développe un générateur par électrochimie en cours de validation à SRI.

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