Accueil > Nos événements > Les conférences

Conférences 2013

CO2 : COUPABLE OU NON COUPABLE ? L’EFFET DE SERRE : REALITE OU ILLUSION ? par M. Pierre BESLU Ancien Chef de Département du CEA

Mardi 17 décembre 2013 à 18 heures

Le mardi 17 décembre, Monsieur Pierre Beslu, ancien directeur du département d’étude des déchets au CEA et passionné du climat, est venu nous parler de ses études sur l’impact du CO2 anthropique sur notre planète.

Le CO2 dans l’atmosphère, où en est-on aujourd’hui ?

Pour suivre l’évolution du CO2 dans l’atmosphère, il existe deux types de mesure : par des carottes glaciaires et par spectrométrie infrarouge à partir du volcan Mona Loa (deuxième type de mesure utilisé que depuis 1960). Sachant que le CO2 resterait au moins 50 ans dans l’atmosphère, les résultats obtenus depuis les années 60 sont illustrés par la courbe ci-après.
Le CO2 de l’atmosphère venant de la combustion fossile (lié à l’industrialisation) est donc marginal par rapport à celui émis naturellement sur Terre (lors des éruptions volcaniques, par les plantes,...).

D’où vient le réchauffement climatique alors ?

L’impact du CO2 issu de combustion fossile dans l’effet de serre aurait une augmentation réelle de la température de 0,13°C. En effet, il existe sur terre un système d’autorégulation de ce CO2, notamment par l’intermédiaire des océans et l'émission infrarouge de la troposphère vers l'espace.
Une des réponses probables est illustrée par le graphique ci-joint: le soleil, via la déviation des rayonnements cosmiques par le vent solaire, diminue le flux des rayons atteignant la Terre. Ces derniers restent donc principalement actifs dans la troposphère. Cela entraîne une réduction des nuages bas (qui ont un effet net de refroidissement) par un phénomène d’ionisation.

Le CO2 fossile est-il LE facteur du réchauffement climatique ?

Il existe plusieurs moyens de constater le réchauffement climatique :
Mesure des températures de surface : depuis 1910, l’augmentation de la température n’a cessé de fluctuer. Aujourd’hui la hausse du 20ème siècle est de 0,8°C (mais n’aurait était que de 0,3 ou 0,4 degré si elle était restée continue).
Suivi du niveau des océans : baisse dans les années 1850 (début de l’industrialisation) puis augmentation par la suite (max de 4mm/an entre 1999 et 2006, aujourd’hui environ 3,2mm/an).
Suivi de la fonte des glaciers et banquises : la fonte date d’avant le début de l’industrialisation. Concernant le pas- sage des bateaux au nord-ouest de l’Arctique (symbole aujourd’hui de la fonte de la banquise), il avait déjà été franchi en 1905 et en 1942. A l’opposé, l’Antarctique a même tendance à augmenter !

Conclusion : Le réchauffement depuis 1850 n’est pas monotone ou continu, à la différence des rejets anthropiques de CO2.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

Plaquette Inscription


LES DECHETS NUCLEAIRES QUELS ENJEUX ? QUELLES SOLUTIONS ? par M. Etienne VERNAZ Directeur de Recherche au CEA Professeur à l’INSTN

mercredi 20 novembre 2013

129_1_doc.pdf


QUALITE DE L’AIR EN PACA ETAT DES LIEUX, SURVEILLANCE par Yann CHANNAC-MONGREDIEN Ingénieur Air PACA Etablissement de Marseille

Mardi 22 octobre 2013 à 18h

Le Jeudi 22 Octobre 2013, M. CHANNAC-MONGREDIEN, ingénieur d’étude d’AIR PACA a donné une conférence organisée par le Master PRNT en partenariat avec le CIRREN et la SFEN PACA. Le sujet, oh combien d’actualité, portait sur l’état des lieux et la surveillance de la qualité de l’air en région Provence Alpes Côte d’Azur.

AIR PACA est une structure associative, membre de la fédération ATMO, avec mission de service public et organisée en 4 collèges (services de l’Etat, collectivités, industriels et associations). Disposant d’un budget annuel de 5,6 millions d’euros avec 40 personnes y travaillant, sa mission est de caractériser l’état de la qualité de l’air, cartographier la pollution, évaluer l’exposition des populations et de prévenir des éventuels effets et conséquences.

M. CHANNAC-MONGREDIEN nous a rappelé que la pollution de l’air est « l’introduction par l’homme dans l’environnement de substances susceptibles de détériorer l’état de santé des hommes et des écosystèmes ». Cette même pollution peut avoir des effets sur l’homme comme l’altération des capacités respiratoires, allergies, atteinte cardio-vasculaire … L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient même de classer la pollution de l’air comme cancérigène

La région PACA est l’une des plus touchée d’Europe avec rien qu’à Marseille plus de 190 000 personnes vivant dans des niveaux relativement élevé de pollution de l’air (> à 40 µg/m3 pour le dioxyde d’azote : NO2). Les sources de pollution sont les transports, la distribution d’énergie, l’agriculture et aussi le résidentiel. Les polluants les plus problématiques sont les oxydes d’azote (NOx) et les particules en suspension (PM10 et PM 2,5) qui sont essentiellement localisées sur les grandes villes comme Toulon, Nice, Aix en Provence, Marseille …

Il y a de nombreux moyens de prévention et de surveillance tels que des mesures permanentes, des inventaires des émissions, des modélisations urbaine et régionale associés à des campagnes de communication qui sont réalisés et développés par AIR PACA.
Ces actions permettent de constater que la pollution de l’air a diminué ces 20 dernières années Malgré une diminution globale des polluants (NOx, PM, SO2 et CO) la pollution due à l'Ozone a augmenté. Cela s’explique par la mondialisation et les pays environnants comme l’Italie qui impactent la pollution de notre région. Mais il ne faut pas oublier que la région reste la principale émettrice de la pollution qui la touche. De plus, malgré la baisse, l’exposition des populations reste préoccupante. Surveiller c’est bien mais insuffisant. La pollution est la responsabilité de chacun, il faut donc réfléchir avant tout déplacement, si possible limiter les émissions, ne pas consommer à outrance. C’est dans un effort collectif que la qualité de l’air sera améliorée, notamment dans les grandes métropoles.

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Florence CHASPOUL

Plaquette Inscription


LE RISQUE MINIER EN PROVENCE XIXe - XXIe SIECLE PAR Xavier DAUMALIN, Professeur d'histoire contemporaine, Aix-Marseille Université TELEMME

Jeudi 30 Mai à 18h

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Mme CHASPOUL, 04 91 80 94 69

Fiche invitation


"MIEUX COMPRENDRE LE DEBAT SUR L’ENERGIE" Par Gabriel AMIOT, ancien exploitant de Centrales Nucléaires de Production d’Electricité

Vendredi 3 Mai 2013 à 18H

Le vendredi 3 mai 2013, les étudiants du Master PRNT avec l’aide de la SFEN PACA & C ont eu l’honneur d’accueillir Mr Gabriel AMIOT, ancien exploitant de Centrales de Production d’Electricité, principalement nucléaires, membre de la SFEN PACA & C et d’une association de cadres retraités d’EDF Production, venu nous présenter une conférence autour du sujet « Mieux comprendre le débat sur l’énergie ».

Il a mis à l’honneur un sujet très complexe. En effet la prise de conscience du changement climatique a lancé le débat et c’est très bien. Le débat ne peut se contenter de dogmes ou d’idées reçues. Le registre de l’émotion est trop largement utilisé ce qui exacerbe certaines peurs, pas forcément justifiées. Il est ainsi à craindre qu’on se trompe de solution pour ne pas avoir posé correctement le problème. Mr AMIOT a insisté sur le fait qu’on ne peut pas prendre part efficacement au débat sur l’énergie sans un minimum de connaissances techniques. La prise de conscience collective ne doit pas influencer le choix des décideurs en charge de retenir les bonnes mesures. Il s’agit d’agir dans le bon sens, au risque de ne pas convenir au plus grand nombre.
La concurrence entre les différentes sources d’énergie n’est pas de mise, nous aurons besoin de toutes ces sources demain. Le véritable problème est de choisir ce qui est le mieux adapté en tenant compte de leur efficacité et de leur coût environnemental.
C’est dans ce cadre que la conférence-débat a eu lieu en montrant ce qui pèse dans les consommations d’énergies et expliquer quelles parts peuvent prendre les énergies renouvelables dans le contexte énergétique français.
D’ailleurs toute action individuelle ne peut trouver une quelconque légitimité que si elle a un sens et qu’elle s’inscrit dans une action globale connue et mesurable.

Anthony MAZET, MASTER 2, Membre de la SFEN

Florence.Chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Mme CHASPOUL, 04 91 80 94 69

Fiche invitation


LE RISQUE CHIMIQUE EN PROVENCE AU DEBUT DU XIXe SIECLE par Xavier DAUMALIN, Professeur d’Histoire Contemporaine Aix-Marseille Université - TELEMME

Jeudi 04 avril 2013

A chaque mois, sa conférence. Le mois d’avril n’a pas dérogé à la règle. En ce jeudi 4 Avril 2013, nous avons reçu Mr Xavier DAUMALIN. Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université d’ Aix-Marseille et chercheur au TELEMME (Temps, Espace, Langages, Europe Méridionale, Méditerranée), il est venu animer une conférence-débat sur un sujet qui lui tient à cœur.

L’intitulé, « Le risque chimique au XIXème siècle »ne semble pas laisser de doutes quant au contenu. Ce fût moins évident à l’époque, et provoqua de nombreux débats dans le monde industriel. Cette conférence est une explication de ces divergences. Elle s’articule en trois axes.

Le premier, permet de définir les tenants et les aboutissants.
En ces temps, la majorité des activités industrielles du bassin méditerranéen sont des savonneries ou des usines productrices de souffre. Il s’agit d’une quarantaine d’usines. Ces activités ont pour principal inconvénient, l’émission de pollutions, dont les exutoires conduisent à la mer.
Ce problème, les industriels le rencontrent avec l’apparition de la « soude artificielle » (fabrication de carbonate de soude par le procédé Leblanc).
De nombreux industriels (rentiers, négociants, savonniers, banquiers…) investissent un nouveau marché, les « soudières » fleurissent un peu partout en Europe, avec pour capitale Marseille.
Cette émergence soulève des interrogations.

C’est le deuxième axe, ces usines font peur. Elles sont assimilées à des « villages industriels.
Le paysage provençal est dégradé, les riverains subissent les pollutions. Cette peur se traduit par des contestations prenant la forme de pétitions, mémoires…
Jusqu’en 1850, il n’y a pas de gros conflits, grâce notamment au maire de Marseille qui a consulté la société de Médecine (normes, risques…) pour l’exploitation des usines de soude.
A partir de 1915, cela dégénère. Des divisions entre les différents soudiers apparaissent.

Le dernier axe fait donc état du positionnement des industriels face à ces conflits. Une délégation fait un voyage à Paris pour conserver la mainmise sur ce commerce. Ils conservent leurs acquis en échanges d’efforts du point de vue environnemental. Ainsi, les industriels locaux mettent au point un système pour évacuer les odeurs nauséabondes (cheminées rampantes). Suite à une certification, ce procédé est accepté par le préfet, ce qui désamorce tous les procès engagés contre les soudiers et sauve ces activités.

Au travers de ces épisodes fondateurs de l’industrie du bassin méditerranéen, on peut constater les difficultés rencontrées par les industriels et les effets sur les populations et paysages environnants. Car même si les techniques et les activités ont évolué, les problématiques de conservation de l’environnement et de protection des populations sont encore aujourd’hui au centre des préoccupations.

Loïc SEBBEN, étudiant en Master 1

florence.chaspoul@univ-amu.fr

Contact : Mme CHASPOUL, 04 91 80 94 69

Fiche invitation


Colloque SFEN "Quelles énergies pour demain"

Samedi 23 mars 2013

Le samedi 23 mars aura lieu le Colloque "Quelles énergies pour demain" au centre des congrès d'Aix en Provence de 8h30 à 18h30.

La participation aux conférences de ce colloque est gratuite! Néanmoins, il est nécessaire de s'y inscrire par avance en renvoyant le coupon-réponse que vous trouverez sur la pièce jointe du colloque. Des badges nominatifs seront distribués à l'entrée.

Vous pouvez inviter des personnes, et n'hésitez pas à envoyer l'invitation à vos tuteurs-entreprise!

Fiche Invitation-Inscription


Qu'est-ce que la radioprotection médicale ? Protéger le patient : pourquoi et comment ? Par Bernard AUBERT, Chef de l'unité d'expertise en radioprotection médicale de l'IRSN

Jeudi 07 mars 2013

Le jeudi 07 Mars 2013, nous avons eu l’honneur de recevoir Mr Bernard AUBERT, membre de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) au sein de l’unité d’expertise en radioprotection médicale.

Cette conférence organisée en partenariat avec la SFEN PACA, portait sur «La radioprotection dans le milieu médical, protéger le patient : pourquoi et comment ? ». Elle a mise en avant l’origine de l’exposition médicale avec des applications diagnostiques (radiologique, médecine nucléaire) et thérapeutiques (radiothérapie, curiethérapie). Cette exposition médicale représente environ 30% de l’exposition aux rayonnements de la population française (1.3mSV/an) et se justifie par le bénéfice liée à son utilisation (thérapie, diagnostic...).

Néanmoins, Mr AUBERT a bien précisé que cette exposition doit-être « encadrée » pour limiter les effets biologiques liés aux rayonnements. Ainsi, il y a des dispositions réglementaires présentes dans le code du travail et de la santé publique basées sur le respect des principes de radioprotection à savoir la justification de l’intervention et l’optimisation de la dose reçu.

En outre, Mr AUBERT nous a exposé certaines failles. En effet, seulement 20% des établissements médicaux font des retours à l’IRSN sur les doses émises annuellement à leur patient. De plus, certains appareils de radiologie ne disposent pas tous de dispositifs de mesure de la dose.

En conclusion, le conférencier a appuyé sur le fait que les progrès technologiques et réglementaires sont une réelle avancée notamment sur les 10 dernières années même s’il reste encore des efforts à faire et des points à optimiser.

Hugo JULIEN, étudiant en M1 PRNT

florence.chaspoul@univmed.fr

Contact : Mme CHASPOUL, 04 91 80 94 69

Fiche invitation


Consulter les archives :

Consultez notre banque d'images libres de droits sur de nombreux thèmes tels que les brûlures, risque chimique, chute de hauteur, déplacement, EPI, propreté, …

© MASTER IS-PRNTCoordonnées • Contactez-nousCrédits