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Conférences 2011

La radiochimie au service du nucléaire par M Robert GUILLAUMONT Membre de l'académie des sciences Professeur émérite de chimie à l'université Paris-sud (ORSAY)

lundi 5 décembre 2011

Le lundi 5 décembre 2011, sur invitation de la SFEN PACA & Corse, la Faculté de Pharmacie de Marseille a eu l’honneur d’accueillir Robert GUILLAUMONT, membre de l’Académie des sciences, professeur de Chimie émérite de l’université d’Orsay, venu de Paris pour présenter une conférence autour du sujet « La radiochimie au service de l’énergie nucléaire ».
De par une présentation articulée en cinq parties il a mis à l’honneur l’année internationale de la Chimie et la radiochimie, commençant par un bref historique de la découverte de la radioactivité par Marie Curie en 1898, avant d’approfondir le sujet en question : l’application de la radiochimie dans les divers domaines de l’industrie nucléaire.
Les avancées des procédés chimiques industriels soutenant le cycle du combustible des réacteurs nucléaires de deuxième et troisième générations, grâce au progrès de la radiochimie ont été explicitées, suivies de celles qui devraient venir avec l’arrivée du nucléaire de « quatrième génération ». Pour finir, quelques apports de la radiochimie à la radioprotection ont été proposés, avant une séance de questions-réponses du public présent dans l’amphithéâtre.
Qu’est-ce la radiochimie ? Cette branche de la chimie étudie le comportement de la matière radioactive, qui intervient dans des domaines tels que la médecine ou l’industrie nucléaires. La matière radioactive est soumise aux rayonnements radioactifs des radionucléides qu’elle contient, elle subit de ce fait des transformations chimiques également dues à la chaleur qu’ils y dégagent. Elle peut être très active.
Bien qu’ayant un rôle à jouer dans les étapes de préparation du combustible UOx et MOx, la radiochimie est surtout mise à épreuve dans le traitement des assemblages de combustible usé, et l’évolution des colis de déchets qui en résultent. La recherche dans ces domaines a notamment permis la découverte et le perfectionnement du procédé Purex, processus industriel employé au site AREVA de La Hague, et permettant une séparation efficace du plutonium et d’uranium du combustible usé actuel.
En ce qui concerne les réacteurs nucléaires à neutrons rapides (RNR) de quatrième génération de nouvelles filières de traitement et de recyclage du plutonium de l’uranium,et d’autres actinides, devront voir le jour. En effet, pour permettre une alimentation en boucle fermée des RNR avec leur propre combustible il faudra mettre en œuvre un cycle d’opérations permettant de nombreux multirecyclages. La mise en place et en fonctionnement d’un parc de RNR et du cycle de combustible associé se fera sur une longue échelle de temps, à l’horizon de 2100 ?. L’utilisation du plutonium reste polémique car la radio-toxicité qui lui est associée est élevée.
La radioprotection pour repose sur les facteurs de dose, lesquels dépendent du comportement des espèces chimiques des radionucléides, très dilués, dans les cycles biologiques. La radiochimie dispose de méthodes spécifiques et pointues permettant de détecter des quantités inférieures à l’attogramme de matière radioactive et d’établir la « spéciation » les radionucléides. L’exploitation de ces méthodes débouchera, à terme, sur une meilleure compréhension des effets à faibles doses des rayonnements sur l’organisme.
Avant l’échange avec l’assistance de questions et de remarques, le professeur Guillaumont a conclu « la radiochimie a accompagné la mise en œuvre de l’énergie nucléaire de fission, et est indispensable pour l’avenir de l’énergie de l’exploitation de cette énergie. Il y aura de sérieuses difficultés pour la mise en place des futurs cycles du combustible. Il est important de bien distinguer les domaines extrêmes d’intervention de la radiochimie dans l’énergie nucléaire, celui où la matière radioactive est en grande quantité (cycle du combustible) et celui où elle est extrêmement diluée (environnement et santé) ».

Florence.Chaspoul@univmed.fr

Contact : Mme Chaspoul, tél : 04 91 80 94 69

Fiche radiochimie


"NANOTOXICOLOGIE POURQUOI ? COMMENT ?" par Le Dr Emilie BRUN Chercheur au CEA SACLAY Direction des Sciences de la Matière Laboratoire Structure et Dynamique par Résonance Magnétique UMR 3299 CEA -CNRS

Jeudi 26 Mai 2011

Le jeudi 26 mai nous aurons le plaisir d'accueillir le Dr Emilie BRUN qui donnera une conférence dont le sujet est précisé sur la plaquette annonce-invitation ci-jointe et le résumé ci après:

Les nanotechnologies ont avancé sur tous les fronts : production scientifique, produits manufacturés et profits. Ainsi, 1025 produits contenant des nanomatériaux ont été recensés sur le marché mondial par le Woodrow Wilson Institute en août 2009. De fait, se pose de manière aiguë la question de la toxicité des nanomatériaux sur l’homme et l’environnement Pour faire face, un nouveau champ disciplinaire a émergé : la nanotoxicologie.
Les modèles et les principaux outils utilisés en nanotoxicologie seront abordés, ainsi que leurs limitations. Des connaissances actuelles, les principaux paramètres des nanomatériaux influençant leur toxicité seront dégagés et les défis à relever dans le futur abordés. Enfin, les résultats d’une étude originale portant sur nanoparticules et barrière hémato-encéphalique seront présentés.

Venez nombreux...

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"L'inspection de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans le sud-est, Mission d'une division territoriale de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)." Par Monsieur Pierre Perdiguier

Jeudi 03 février 2011

En France, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection relève essentiellement de l’ASN, du Parlement et du Gouvernement.
 
Le Parlement, notamment l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), définit les options stratégiques à long terme. Il intervient dans le domaine de la sûreté nucléaire et de la radioprotection notamment par le vote de la loi.
 
Le Gouvernement, notamment les ministres chargés de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, définit la réglementation générale et prend les décisions individuelles majeures concernant les installations nucléaires de base. Il consulte également des instances consultatives, notamment le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire. Le Gouvernement est responsable de la protection civile en cas de situation d’urgence.
 
L’ASN donne un avis au Gouvernement sur les textes de réglementation générale et sur les principales décisions individuelles. Elle prépare des projets de texte réglementaire pour le compte du Gouvernement et précise la réglementation par des décisions techniques. Elle délivre certaines autorisations individuelles et en propose d’autres au Gouvernement. Les inspecteurs de la sûreté nucléaire et ceux de la radioprotection que l’ASN désigne assurent le contrôle des activités nucléaires. L’ASN organise une veille permanente en matière de radioprotection sur le territoire national ; elle apporte son concours à la gestion des situations d’urgence radiologique.
Enfin, l’ASN contribue à l’information des citoyens.
La division territoriale de Marseille de l’ASN a en charge le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse, pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires. Elle contribue à l’information du public.
La mission générale de la division de Marseille s’exerce dans le respect des quatre valeurs de l’ASN : la compétence, l’indépendance, la rigueur et la transparence , avec pour ambition d’assurer un contrôle du nucléaire performant, impartial, légitime et crédible, qui soit reconnu des citoyens et constitue une référence internationale.
 
L’intervention sera axée « métier » et aura vocation à présenter de manière concrète le fonctionnement d’un service territorial d’inspection nucléaire et radiologique : un métier de l’État qui mêle le droit aux sciences et techniques nucléaires.


"Le rayonnement gamma au service de la conservation du patrimoine" Par Monsieur Laurent Cortella

12 janvier 2011

Les applications des techniques nucléaires dans le domaine du patrimoine culturel sont variées. La datation au carbone 14 est sans aucun doute la plus connue. Dans le domaine de la caractérisation, on citera aussi la datation par thermoluminescence, la radiographie, la fluorescence X… La neutrographie et l’analyse élémentaire par activation sont encore deux exemples de techniques nucléaires, d’usage moins fréquent car mettant en œuvre des neutrons, mais fortes par le pouvoir d’information qu’elles sont susceptibles de procurer. Toutes ces techniques ne participent cependant pas directement à la conservation du patrimoine. Elles servent le plus souvent simplement à la connaissance du matériel étudié, ou parfois à l’analyse pour mener à bien des traitements de conservation.

Il est cependant un autre domaine où les techniques nucléaires peuvent apporter : c’est celui des traitements mettant en œuvre des rayonnements ionisants pour agir directement sur le patrimoine à préserver.
A l’image des traitements biocides en agroalimentaire et en médecine, le rayonnement gamma permet de stopper les biodégradations en cours dans les matériaux organiques d’origine naturelle. Grâce à son pouvoir de pénétration, les ravageurs comme les insectes et les champignons sont éradiqués dans le volume entier de l’objet. Il suffit pour cela d’adapter la dose à l’organisme vivant ciblé, typiquement de 0,5 kGy à 10 kGy.
Plus inattendu, ce rayonnement est aussi utilisé pour réaliser des consolidations : l’effet radiochimique des ionisations permet de réticuler et polymériser certaines résines. Après imprégnation par ces dernières, les matériaux poreux et fragilisés, comme le bois attaqué par des insectes et/ou des champignons, ou dont la cellulose a été lessivée lors de sa conservation en milieu archéologique humide, peuvent être durci à « cœur » et retrouver des qualités mécaniques suffisantes pour leur conservation.
L’Atelier Régional de Conservation Nucléart disposant d’un irradiateur de recherche de grande dimension a fait sa spécialité de ses traitements utilisant le rayonnement gamma. Il s’est ensuite diversifié et propose aujourd’hui un ensemble de techniques, de la fouille au musée, pour traiter et restaurer les objets du patrimoine en matériaux organiques, qu’ils soient d’origine archéologique ou historique.


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