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Conférences 2010

Colloque SFEN 2010: un franc succès!

2010

Les membres du club des JS du MasterPRNT font un compte-rendu complet de cet évènement.

Bilan du Colloque des JS de la SFEN


Colloque SFEN 2010 - « Le nucléaire au quotidien »

2010

Le colloque de la SFEN 2010 sur le thème du « nucléaire au quotidien » se déroulera à la Faculté de Pharmacie de Marseille, du 14 au 16 avril 2010. Il est organisé par le Club des JS de la SFEN (Jeunes Sociétaires de la Société Française de l’Energie Nucléaire) du Master PRNT de la Faculté de Pharmacie de Marseille (Monsieur le Professeur Philippe GALLICE) et le Club des JS de la SFEN du Master Sûreté Nucléaire du PIM (Pôle Méditerranéen de l’Innovation) de l’ENSAM d’Aix-en-Provence (Monsieur le Professeur Rémy GAUTIER de l’ENSAM/ParisTech).
Les JS SFEN, ont pour objectif de tisser des liens entre les acteurs présents et futurs du nucléaire et de faciliter la transmission du savoir dans ce domaine.
Dans ce but, nous organisons régulièrement des visites et des conférences, mais aussi un événement annuel et national : le colloque des Jeunes Sociétaires.

Cette année, la réalisation de cet événement se déroulera sur trois journées, dont une de visite, qui nécessite des fonds pour lesquels l’équipe des jeunes sociétaires du Master effectue différentes démarches auprès d’industriels, d’organismes et de centres de recherche. Leurs principaux partenaires sont des sociétés mondialement reconnues comme le CEA, AREVA ou encore EDF.


Les Cancers Radio-Induits

16 décembre 2010

De nombreuses personnes, dont un nombre non négligeable d'étudiants, étaient présentes ce jeudi 16 décembre pour entendre le Professeur Catherine Luccioni nous parler de la gestion du risque d'exposition aux rayonnements ionisants. En effet, de par son statut de professeur dans le domaine de la radioprotection au Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris, c'est un sujet qu'elle connait.

La radioprotection représente l'ensemble des mesures et moyens mis en œuvre afin d'assurer la protection de l'Homme et l'environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants. En effet, une exposition aux rayonnements ionisants peut entrainer des effets au niveau des cellules (mutation ou mort cellulaire) et au niveau de l'organisme entier, soit des effets déterministes (obligatoires) qui apparaissent au-delà d'un seuil, au dessus de celui-ci 100% des personnes présentent cet effet, soit des effets probabilistes (stochastiques) qui surviennent dans un délai minimum de quelques années après exposition, ces effets ont été mis en évidence par des enquêtes épidémiologiques, études cas-témoins et études de cohortes.

La plus importante de ces enquêtes épidémiologiques est celle qui porte sur les survivants d'Hiroshima et Nagasaki, avec le suivi d'environ 86600 personnes. Le nombre de décès par cancers radio-induits (leucémies et tumeurs solides) est d'environ 600.

Les autres enquêtes, qui ont montré l'effet cancérigène des rayonnements ionisants, sont les expositions médicales, les expositions professionnelles concernant les premiers radiologues et médecins, l'industrie horlogère (peinture des aiguilles luminescentes au radium), et les mineurs d'uranium exposés à des niveaux élevés de radon (le radon a été reconnu comme agent cancérogène par le Centre international de Recherche sur le Cancer en 1987).

Suite à l'accident de Tchernobyl, on a pu constater une augmentation des cancers de la thyroïde chez les jeunes résidant dans les pays proches de la centrale (Biélorussie, Ukraine et Russie) au moment de l'accident. La principale contamination est due à l'iode radioactif, présente dans le lait. En France, excepté peut-être en Corse où des études sont toujours en cours car des niveaux d'exposition ont pu être élevés (le lait de chèvre est plus contaminé que le lait de vache), l'augmentation des cancers de la thyroïde n'est pas en relation avec l'accident de Tchernobyl.
Pour les travailleurs du nucléaire (surtout des hommes, recevant des doses assez faibles, exposés principalement aux photons), on observe à ce jour un effet dit "travailleurs sains"..

A ce jour, les enquêtes menées autour des installations nucléaires en France n'ont pas mis en évidence d'excès de leucémies chez les enfants..

Pour une même dose, le risque de développer un cancer n'est pas le même pour tous les organes.

Les tumeurs radio-induites n'ont aucune spécificité, il n'y a pas de signature moléculaire, il est dont impossible de lier un de ces cancers à une exposition aux rayonnements ionisants.

Une augmentation statistiquement significative est observée pour des expositions supérieures à 100 mSv.

Les risques liés à une exposition aux rayonnements ionisants sont plus importants chez les femmes, ainsi que pour l'enfant in utero pour lequel un effet significatif survient à partir de 20 à 30 mSv ; c'est pour cela qu'en France la limite d'exposition pour l'enfant à naître est de 1 mSv.
Par ailleurs, un effet de synergie peut survenir avec d'autres agents toxiques comme le tabac, l'alcool...

Malheureusement on ne connait pas les effets de tous les types de rayonnements (neutrons…), ainsi que ceux d'exposition à des faibles doses et faibles débits de dose ; on considère par précaution que la relation entre le risque de cancer et la dose est linéaire sans seuil.

Il n'est pas possible d'extrapoler directement les résultats des expériences chez les animaux. En effet, les tumeurs sont différentes de celles observées chez l'Homme, toutes les espèces n'ont pas la même sensibilité et un nombre d'animaux trop important, qui dépasse les capacités expérimentales, serait nécessaire pour évaluer les effets à faible dose.
Au début des années 90, l'évaluation des dangers pour l'homme a été revue à la hausse par une augmentation du coefficient de risque par unité de dose, ce qui a conduit à une diminution des limites annuelles d'exposition pour le corps entier.

D'autres effets que les cancers peuvent se déclarer, comme des effets génétiques, avec une transmission à la descendance ; mais aucune augmentation significative des effets héréditaires n'est observée à ce jour (risque revu à la baisse). Par ailleurs, l'exposition aux rayonnements ionisants peut entraîner une augmentation de diverses pathologies non cancéreuses, cardio-vasculaires en particulier.

Conclusions :
- Y a-t- il d'autres pathologies tissulaires? Faut-il baisser les limites d'exposition annuelles pour les prendre en compte ?
- Existe-il des différences entre exposition interne et externe ?
- Questionnement sur la relation linéaire sans seuil: à l'heure actuelle c'est un très bon outil de gestion du risque.
- Le calcul de dose efficace sans prise en compte de l'âge et du sexe doit il être remis en cause ?
- Qu'en est il de la méthodologie des études sur les cancers : mortalité / incidence ?
- Questionnement sur les mécanismes de cancérogenè


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